Le véhicule du diamant :
faire vivre son plein potentiel
Le tantra vous invite à une voie riche et profonde, au cœur de la tradition du bouddhisme tibétain.
QU'EST-CE QUE LE VÉHICULE DU DIAMANT ?
Le véhicule du diamant (Skt. Vajrayana) est parfois appelé bouddhisme tantrique, mantrayana, ou tout simplement tantra. Ces termes sont synonymes.

Le tantra au temps du Bouddha Shakyamouni
Le bouddhisme est généralement divisé en deux véhicules principaux (Skt. yanas) :
- le théravada (parfois appelé hinayana), le véhicule fondamental,
- le mahayana, le véhicule universel.
Le mahayana est lui-même divisé en :
- le véhicule des perfections (le véhicule des bodhisattvas)
- et le véhicule vajra (Skt. vajrayana).
Bien qu’il fasse partie du mahayana, le vajrayana se distingue des autres véhicules en ce qu’il ne provient pas des trois recueils de soutras (Skt. tripitaka) enseignés par le Bouddha historique (Siddhartha Gautama, le Bouddha Sakyamuni). Il provient d’enseignements du Bouddha traditionnellement conservés secrets, les tantras.
Le tantra au Tibet

Le vajrayana est arrivé de l’Inde au Tibet en deux étapes. Tout d’abord, vers la fin du VIIe siècle et au début du VIIIe siècle, avec Padmasambhava et Shankarashita. Puis au début du XIe siècle lorsque le grand traducteur Lotsawa Rintchèn Zangpo a réalisé de nouvelles traductions du sanskrit au tibétain, notamment des textes du tantra de Gouhyasamadja.
La spécificité du tantra
Le tantra est généralement qualifié de voie rapide, car il permet d’atteindre l’éveil plus rapidement qu’en suivant le chemin des perfections. Il est qualifié de véhicule du diamant (vajra en sanskrit) en référence à l’aspect méthode et sagesse du chemin qui sont profondément unis dans la pratique du tantra. La sagesse se réfère à la compréhension de la vacuité et la méthode à la bodhicitta et aux perfections.
Le tantra se divise en quatre classes, de niveau progressif :
- kriya tantra,
- carya tantra,
- yoga tantra,
- anouttara yoga tantra.
COMPRENDRE LA SPÉCIFICITÉ DE L'APPROCHE TANTRIQUE
Comme nous le dit Lama Thoubtèn Yéshé dans L’espace du tantra (notre ouvrage de référence sur le tantra), tout le monde connaît la peur, l’anxiété, la dépression…
Le problème, c’est de trop s’identifier à ces aspects de soi, en croyant qu’ils reflètent qui nous sommes vraiment et en pensant que nous ne pouvons pas les changer. C’est faux !
La psychologie du tantra
La voie du tantra nous montre comment nous pouvons au contraire identifier consciemment notre sens du moi à notre beauté, notre courage, notre compassion et toutes les autres formidables qualités qui sont au cœur de notre être.
Se relier à notre plein potentiel

L’approche du tantra nous permet de nous identifier à notre nature ultime, celle d’un bouddha. Autrement dit, à notre potentiel à être totalement libérés de toutes les croyances erronées et à atteindre pleinement la sagesse et la bonté. Telle est l’essence de la psychologie du tantra.
Le travail sur des archétypes
Les différents bouddhas du panthéon bouddhiste (Tib. yidam) sont des manifestations de nos qualités fondamentales. Comme des archétypes. Le bouddha de la compassion est Tchènrézi, le bouddha de la sagesse Manjoushri. Et Tara est la libératrice des peurs et la manifestation du courage.
En méditant sur notre yidam, nous devenons notre propre Tchènrézi, notre propre Tara.
Lama Yéshé -
S'ENGAGER DANS LE VAJRAYANA
Ce qui différencie le véhicule tantrique du véhicule des perfections
Le véhicule des perfections correspond à l’approche “maîtrise” : il enseigne au pratiquant comment réduire et éliminer ses perturbations mentales (Skt. kleshas), comme l’avidité ou la colère. À ce niveau, l’accent est mis sur l’éthique consistant à abandonner les actes nuisibles, sources de souffrance.

Dans l’approche du bouddhisme tantrique, le pratiquant, qui a gagné un certain degré de stabilité grâce à son entraînement préalable dans le véhicule des perfections, est invité à utiliser l’énergie des kleshas. À la transformer. Un peu comme un pharmacien habile peut transformer une plante vénéneuse en remède.
Attention, il s’agit d’utiliser en méditation, grâce à la force de concentration de l’esprit, ces énergies. Le pratiquant, pour être qualifié à s’engager dans la voie du tantra, doit être fermement établi dans la discipline éthique.
Les déités tantriques courroucées ou en union sexuelle de la classe de l’anouttara yoga tantra représentent cette approche. Le pratiquant apprend à utiliser et à transformer l’énergie de la colère ou du désir. Il s’agit bien évidemment d’un type de pratique qui n’a rien à voir avec la colère ou l’union sexuelle ordinaires. Il ne s’agit pas de laisser libre court à la colère ou au désir, mais d’utiliser leur énergie sous-jacente. Cet aspect est souvent mal compris. C’est pourquoi le chemin des tantras est traditionnellement gardé secret.
Les pré-requis
Le niveau de pratique
Il est traditionnellement considéré que le pratiquant peut s’engager dans la voie des tantras sur la base d’une bonne compréhension des enseignements fondamentaux, en particulier ceux du lamrim.
Le renoncement, la bodhicitta et la vue juste sont les conditions préalables à la pratique du tantra.
Lama Yéshé -
La pratique des tantras est habituellement précédée des pratiques préparatoires (ou préliminaires, Tib. ngöndro), qui permettent de purifier notre esprit de ses voiles et d’accumuler l’énergie positive nécessaire pour avancer sur la voie.
Néanmoins, il est de nos jours admis qu’une personne sincèrement intéressée par le chemin du Bouddha peut s’engager dans la visualisation d’un bouddha de la première classe du tantra, le kriya tantra, par exemple Tara, Tchènrézi, Manjoushri ou le Bouddha de la médecine, et la récitation du mantra de cette déité sans initiation ou pré-requis spécifique.
Pour s’engager dans une pratique plus soutenue, notamment se visualiser soi-même comme un Bouddha, manifester un mandala et s’engager dans un travail sur les énergies internes (Skt. prana, bindu, nadis), le pratiquant devra recevoir une initiation d’un maître qualifié et pratiquer sous sa guidance.
L’engagement éthique
Selon Sa Sainteté le Dalaï Lama, le pré-requis pour s’engager dans les tantras, et recevoir une initiation de la première classe du tantra (le kriya tantra) est d’avoir reçu les vœux de pratimoksa (de libération individuelle, le premier des trois niveaux de vœux). Si la personne n’a pas formellement reçu les vœux de pratimoksa, le grand minimum est d’avoir pris refuge et abandonné les dix non-vertus.

Lors d’une initiation tantrique, les vœux de bodhisattva seront conférés au pratiquant. Il convient de noter que la personne qui souhaite être initiée peut, en amont, se préparer en étudiant et commençant à respecter ces vœux.
Le troisième niveau de vœux, les vœux tantriques, sont secrets. Reçus lors d’une initiation d’anouttara yoga tantra, ils ne peuvent être lus et étudiés que par les personnes initiées dans cette quatrième classe du tantra, la plus élevée.
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